La fin des privilèges (page 15)


La fin des privilèges, Ecoutez-voir ! à paraître.

La logique voudrait que l’État apprenne à laisser agir la démocratie, et à la garantir, reste à savoir à travers quelles institutions spécifiques cela peut se faire. Nous, intellectuels, avons perdu toute influence sur les populations, les quartiers, les communautés, d’où nous venons pourtant, en nous élevant, en nous enrichissant peut-être, indûment.

Impossible d’aller plus loin aujourd’hui, je veux dire impossible d’avancer mieux dans ce jeune siècle probablement décisif de la survie de l’humanité au-delà de la crise énergétique et climatique, sans réfléchir aux ravages de l’individualisme qui sous-tend consommation excessive et débauche de violence : l’individu se réfléchit précisément comme parent, responsable, il se veut directif, dépositaire d’autorité et législateur et s’affranchit en même temps de tout lien social.

Pour un enfant, nous sommes ceux qui savent. En réalité, nous croyons savoir. Et je ne parle pas seulement de connaissances, dont il est facile de reconnaître un déficit, déficit imputable en partie à nos propres maîtres. Je parle de compétence, de savoir-faire, et de courage. 

Or, nous vivons une expérience sociale, scientifique et technologique qui rend absolument impossible une maîtrise individuelle de l’ensemble des connaissances. Les structures mêmes sur lesquelles s’appuie le pouvoir, qu’il soit intellectuel ou politique, fonctionnent hors de tout contrôle par l’intelligence. 

A croire même, avec l’élection de Donald Trump que subtilité et prudence sont disqualifiées.

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