2 – Lettre aux enfants


« Mais arrivé en fin de carrière, je mesure mieux ce que toutes ces années de passion m’ont permis de construire à ma manière ou de renouveler. C’est à vous, qui n’en aurez pas profité directement, que j’ai décidé d’adresser cet essai, qui pourra aussi servir à de jeunes enseignants, à des parents et à de simples curieux. »

Lettre aux enfants est édité par L’Harmattan dans la collection Quête du sens dirigée par Georges-Elia Sarfati sous le numéro ISBN : 978-2-343-09843-2. Vous pouvez en avertir vos libraires préférés et le leur commander. Ils peuvent bien entendu en prendre sur vos conseils quelques exemplaires en dépôt.

Il vous est possible de commander le livre y compris sous forme numérique avec une réduction directement chez l’Harmattan. Il est également référencé sur Amazon, Fnac.com et en principe Chapitre.com. Attention il y a un risque de confusion avec un chercheur en hydrobiologie qui porte le même nom que moi.

L’idéal est que quelques-uns, (à vrai dire le plus possible) d’entre vous organisent des rencontres avec d’autres lecteurs potentiels, rencontres auxquelles je  pourrais me rendre pour raconter la genèse du livre et répondre aux questions que le livre pose. N’hésitez pas à m’appeler pour mettre ça au point.

 

« J’ai peu à peu fini par admettre que nous ne nous reverrions même pas quelques semaines en fin d’année scolaire. Je ne suis même pas certain de pouvoir vous accompagner en classe verte.

« La classe vous manque », m’écrit Lucie, dans un français impeccable qui ne cache pas toujours son anglais maternel. Bien sûr, elle veut dire que je vous manque, mais c’est aussi réciproque.

En même temps, j’ai la sensation que plus rien ne sera comme avant. Des amis sont en train de préparer l’édition de livres que j’ai enfin le temps de rendre publiables, je réfléchis à des engagements différents, pour l’éducation civique, pour la philosophie, pour la musique. Et je reprends si lentement ces activités, je me remets si lentement de la moindre tâche, que peu à peu l’idée de devoir organiser ma retraite prend forme.

La classe me manque, cette fois je parle du travail que j’y faisais et non seulement des enfants qui y vivent ou de la salle toute neuve, où sont encore les traces de trente ans de vie, mais pas les heures de trajet, les contraintes horaires, les tâches répétitives comme les surveillances de cour, ni les heures de réunion, même si j’ai de l’amitié pour mes collègues. Il faut que j’invente des moyens de participer à des projets d’école sans avoir la responsabilité totale d’une classe. J’aimerais bien proposer des activités intergénérationnelles,  en familles, un orchestre d’enfants et de parents par exemple.

Et puis j’ai compris que je devais vous écrire longuement, quitte à vous agacer un peu. Vous n’êtes pas très habitués à lire lentement. »

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